Une colo commence, un cahier se termine.
Je rentre dans ma tente, défait mon duvet avec attention, quand je l'ai plié j'étais à Casa. Avec toi. Ce duvet porte encore ton odeur, un peu de ce parfum qui me rend heureuse.
Nous revoilà séparé pour un mois. Tu me manque.
Je vois et revois ces dernières images à l'aéroport.
Toi de dos, dans un aquarium de verre en train de te justifier face à ces deux policiers.
Et moi des larmes plein les yeux avançant vers la porte d'embarquement numéro 29 en direction de Toulouse.
Je me sent comme l'héroïne d'une série B à l'eau de rose. La gaouila et le marocain qui n'ont pas le droit de ce prendre dans les bras. J'étais juste dans tes bras et ils t'on arrachés à moi!
J'ai envie de leur dire qu'elles sont ridicules ces lois. Que c'est du mélange que naît la beauté. Et que l'amitié, l'amour, la paix doivent dépasser les frontières.
De leur crier à tous que je t'aime et que je n'ai pas peur de toutes les différences qui nous rapprochent et qui nous font grandir, apprendre, mûrir.
Il faut briser les barrières et combattre la peur de ce qui nous est étranger. Pour enfin laisser les gens s'aimer.